Le technicien français Claude Le Roy, qui dirige actuellement les Diables Rouges du Congo-Brazzaville, se retrouve une nouvelle fois au centre d'une intense tempête médiatique. Habitué aux interventions publiques remarquées, le vétéran des bancs africains a cette fois-ci suscité la colère des responsables du football en RDC, à la suite d'une récente conférence de presse dont les propos ont été jugés particulièrement polémiques.
La réaction n’a pas tardé, émanant de l’autre côté du fleuve, avec une voix autorisée. Invité sur le plateau de la chaîne internationale TV5 Monde, le président de la FECOFA, Véron Mosengo, a fermement repris le technicien français. Le dirigeant de l’instance congolaise a directement accusé Claude Le Roy de mauvaise foi, réagissant en particulier aux commentaires de ce dernier concernant Gianni Infantino, le président de la FIFA.
Pour soutenir ses accusations d’ingérence et mettre en lumière le double discours de l’entraîneur, le dirigeant congolais a ressorti un dossier accablant datant de l’époque où le Français exerçait en Afrique de l’Ouest. « Claude Le Roy affiche de la mauvaise foi. Je me souviens qu'alors qu'il était au Togo, le président de la FIFA Infantino souhaitait rencontrer le président de la République du Togo, Mr Gnassingbé. Mais Claude Le Roy a refusé que le président de la fédération togolaise soit présent à cette réunion », a révélé Véron Mosengo en direct.
Cette déclaration explosive met en lumière les méthodes du sélectionneur et ravive le débat sur l’influence extra-sportive qu’il a pu avoir auprès des chefs d’État africains au détriment des fédérations locales. Alors qu'il s'efforce de stabiliser son équipe des Diables Rouges, Claude Le Roy voit son image sérieusement ternie par cette attaque directe venue de Kinshasa, qui ne manquera pas de provoquer des réactions dans la sous-région.

