Daniel Opare exhorte les responsables à consacrer des ressources à l'amélioration des infrastructures sportives.
[caption id="attachment_1322723" align="alignnone" width="612"] LUIK, BELGIUM - MARCH 13: Daniel Opare of RFC Seraing during the Jupiler Pro League match between Standard Liège and RFC Seraing at Maurice Dufrasnestadion on March 13, 2022 in Luik, Belgium (Photo by Jeroen Meuwsen/BSR Agency/Getty Images)[/caption]L'ancien défenseur ghanéen Daniel Opare lance un appel pressant aux autorités pour qu'elles investissent massivement dans les infrastructures sportives et évitent la dégradation du football ghanéen. Intervenant sur le plateau de Mundial sur TV3, le champion du monde U-20 en 2009 ne mâche pas ses mots face aux carences des installations sportives nationales. « Pour accueillir des tournois, il faut investir lourdement pour améliorer nos infrastructures. Honnêtement, nos installations sont insuffisantes. Je ne vais pas rester assis ici et prétendre que tout va bien juste parce que je suis ghanéen. Nos installations manquent de qualité. Les équipes ne disposent pas des infrastructures adéquates », déclare Opare. Il souligne que l'absence de terrains de qualité, de moyens d'entraînement modernes et de systèmes académiques efficaces nuit gravement à la formation des jeunes joueurs. « Je crois que nous ne donnons pas la priorité au football. C'est préjudiciable aux générations futures car nous sommes tous issus de cette base », ajoute-t-il. Opare critique également le système actuel du football jeunes, le qualifiant de « farce », et demande à la Fédération ghanéenne de football de repenser complètement sa stratégie. Selon l'ancien joueur du Real Madrid Castilla, revitaliser le football ghanéen commence par un investissement financier sérieux aux niveaux de base du sport, en particulier auprès des équipes de jeunes locales. « Il faut soutenir les équipes Colts. Les financements doivent y aller. Il faut s'assurer que ces jeunes reçoivent les infrastructures nécessaires à leur développement », insiste Opare. Sans ce vivier essentiel, Opare avertit que le déclin de l'équipe nationale senior ne fera que s'aggraver, le système local ne produisant pas les talents de haut niveau. « Sinon, les Black Stars continueront à galérer, face à des difficultés pendant des années, parce que nous n'aurons pas le talent à proposer. Et c'est la réalité », conclut-il.