Football | L'équipe de France et la clarté de Michael Olise

L'arrivée de l'icône Zinedine Zidane à la tête de l'équipe de France débute ce soir, vendredi 25 septembre 2025, lors de la Ligue des Nations, face à un groupe comprenant la Turquie, la Belgique et l'Italie. Les performances des Bleus, qui ont grandement besoin d'une meilleure coordination au milieu de terrain, dépendront en partie de l'utilisation judicieuse de Michael Olise, ce précieux joueur de soutien.
Jean-Guillaume Lozato *
Entre ce qui est prévisible et l'imprévisible, la Coupe du monde a toujours su captiver les foules. Depuis 2018, les hiérarchies habituelles ont été plus que jamais bouleversées. Entre changements et avancées, une évolution générale s'est faite sentir avec la rébellion des outsiders du football contre les géants internationaux traditionnels.
Au-delà de l'émotion partagée, les performances individuelles des joueurs ont su ravir les spectateurs. Une action isolée peut exercer un charme irrésistible sur le public. Parfois, deux moments mémorables dans le même match, comme lorsque Diego Maradona nous a offert en 1986 la «main de Dieu» suivie d'un slalom qui a surpassé tous les joueurs de l'équipe nationale anglaise ce jour-là en juin.
France-Suède 3-0. Juin 2026. Seizièmes de finale. Les supporters français se souviennent à juste titre de ce score sans appel, reflet d'une victoire bien méritée, notamment grâce à un retourné superbe de Michael Olise.
Derrière la froideur des chiffres, une lueur s'est transformée en éclat. Cela grâce à un éclaireur nommé Olise.
Le contexte «Bleu» : éclat et constance
Quart de finaliste en 2014, champion en 2018, médaillé d'argent en 2022, quatrième place en 2026. Ces résultats globalement satisfaisants aux Euro renforcent l'image d'une machine à gagner, même en cas de défaillance passagère. Cela correspond à «l’Ère Deschamps».
Après l’échec retentissant en Afrique du Sud lors du Mondial 2010, la première mission de Didier Deschamps au Brésil avait été rassurante. Pour aller crescendo. Que les joueurs revêtant le maillot frappé du coq se montrent convaincants ou qu’ils affichent un bilan plus miraculeux, comme au Qatar, ils ont su impressionner d'une manière ou d'une autre. L'arrivée en petite finale a clôturé positivement l’ère Deschamps, marquée par une gestion où le talent de «DD» a permis de colmater des brèches tout en intégrant des jeunes au moment opportun. Parmi eux, Olise, devenu essentiel, alliant éclat et constance.
Cette qualification pour la petite finale a été illuminée par les performances de ce dernier. Plus qu'un simple appui pour Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé, il s'est imposé comme un leader, principalement en attaque et, accessoirement, en tant qu'agent de rééquilibrage.
Positionné sur le terrain tel un funambule, le joueur du Bayern Munich a su agir comme un véritable trois-quarts centre, mettant sa technique au service du collectif. En plus du retourné évoqué précédemment, le footballeur de Bundesliga a fait preuve de sang-froid face à une équipe du Paraguay très agressive, ajoutant une touche d'élégance dans son jeu. Dans son attitude, il a su conserver son calme et dribbler le long de la ligne médiane jusqu'au rond central, d'où il a lancé une passe salvatrice à destination de ses coéquipiers confrontés aux assauts répétés des Paraguayens.
C'est l'action qui importe
Concernant l'attitude, soulignons la réaction courtoise du héros de cet article, qui a choisi de sourire calmement en recevant un carton jaune injustifié. Avec lui, plus que la beauté du geste, c'est l'action qui compte. Et qui a un impact.
L'arrivée de l'icône Zinedine Zidane à la tête de l'équipe de France débute ce soir, vendredi 25 septembre 2025, en Ligue des Nations, au sein d'un groupe avec la Belgique, l'Italie et la Turquie.
La bonne exploitation de ce précieux joueur de soutien qu'est Olise sera décisive pour les résultats d'une équipe de France qui doit absolument améliorer sa coordination au milieu de terrain.
Ce joueur offensif partage un point commun avec le grand Pelé : il a su nous émerveiller avec une action de but non aboutie. En effet, son retourné d'une grande pureté a heurté la transversale, laissant planer la même admiration que le chef-d'œuvre réalisé par le champion brésilien sur le gardien uruguayen Ladislao Mazurkiewicz lors du Mondial 70.
* Enseignant universitaire et analyste de football.





