Franco met en lumière les détails de son départ du Wydad de Fès dans « Le terrain d'Hespress ».

L'entraîneur espagnol Pablo Franco, qui a remporté le titre de la Botola avec le Maghreb de Fès, révèle les détails de son départ de l'équipe et des offres qu'il a reçues après cette victoire. Il évoque également la possibilité de revenir entraîner au Maroc, le niveau de la compétition et des joueurs, ainsi que les espoirs du "MAS" dans les compétitions continentales, sans oublier de discuter de la finale de la Coupe d'Afrique entre le Maroc et le Sénégal et de la controverse autour de l'organisation de la finale de la Coupe du Monde 2030.
Franco, lors d'un entretien avec l'émission "Stade Hespress" animée par notre collègue Mohamed Amine Metbar, indique que son retour au Maroc était lié à la nécessité de régler certaines affaires personnelles à Fès et de maintenir ses relations dans le milieu footballistique. Il souligne que la période passée dans le royaume a été l'une de ses meilleures expériences, tant sur le plan professionnel que personnel, et qu'il reviendra le visiter chaque fois qu'il en aura l'occasion.
Il décrit son titre avec le Maghreb de Fès comme un accomplissement qui restera gravé dans sa mémoire toute sa vie, en raison de l'attente prolongée du club et de la ville pour ce titre. Il précise que l'équipe n'était pas favorite au départ de la compétition, considérant que la valeur de ce qui a été réalisé est également liée au style de jeu et à la personnalité affichée par le groupe, ainsi qu'à la relation nouée avec les supporters.
Franco place le championnat marocain parmi les plus grands titres de sa carrière, malgré ses précédentes victoires dans d'autres pays et sa participation à des compétitions continentales en Europe, en Asie et en Afrique. Il a déjà affirmé aux médias espagnols que, selon lui, le niveau de la Ligue marocaine est désormais supérieur à celui de plusieurs championnats européens en dehors des ligues majeures.
Le départ du "MAS"
Concernant son départ du Maghreb de Fès après le titre, Franco précise que la décision a été prise pour des raisons professionnelles et personnelles, et qu'il a ressenti à la fin de la saison que le moment était venu de partir. Il nie tout sentiment de regret et évite d'entrer dans les détails supplémentaires concernant les raisons qui l'ont poussé à cette décision.
Il estime que le bilan de son expérience est plus important que les raisons de son départ, soulignant l'évolution des joueurs et les résultats obtenus. Il indique que la valeur de l'effectif a augmenté d'environ 25 % au cours de la saison, selon ses estimations, en plus de la relation qu'il a construite avec les supporters et la ville de Fès.
Franco loue le rôle de la direction du club dans cette victoire, affirmant que la stabilité financière, le soutien et la patience ont été des facteurs aidants pour le staff technique. Il mentionne particulièrement les responsables de l'équipe et l'ancien directeur sportif Badr El Kadouri, qu'il félicite pour les efforts déployés durant une période marquée par une transformation du club par rapport aux conditions qu'il a trouvées à son arrivée.
Il n'exclut pas un retour à l'entraînement du Maghreb de Fès, affirmant que les portes du club lui restent ouvertes et que sa relation avec Fès dépasse les résultats sportifs pour devenir liée à la ville et à ses habitants.
Franco révèle qu'après sa victoire, il a reçu des appels d'équipes au Maroc, en Égypte, en Algérie et dans la région du Golfe, allant d'appels préliminaires à des discussions et des offres, certaines ayant été faites directement et d'autres par l'intermédiaire d'agents.
Il attribue son absence de lien avec une nouvelle équipe à son désir de choisir soigneusement sa prochaine étape, affirmant que le retour à la Botola est possible dès qu'un "projet approprié au bon moment" se présentera.
Le joueur marocain
Franco décrit le championnat national comme étant fort et compétitif, soulignant la difficulté de ses matchs et les résultats des clubs marocains dans les compétitions africaines. Il loue également les stades et les infrastructures sportives, tout en signalant des disparités dans la qualité de certains terrains de jeu.
Il identifie la programmation comme l'un des aspects nécessitant, selon lui, une amélioration, mentionnant la fréquence des interruptions durant la saison et le manque de clarté concernant les horaires de certains matchs, ce qui affecte la planification des staffs techniques pour les programmes de préparation et de récupération.
Lorsqu'on lui demande quel club lui a posé des difficultés durant la saison, il choisit le Raja de Casablanca, notant que l'équipe verte a dominé certaines phases du match aller grâce à la qualité de son jeu et à sa capacité à créer un avantage numérique, ce qui l'a poussé à adopter une approche défensive plus que d'habitude.
Il ajoute que le Maghreb de Fès a également eu des occasions durant la rencontre, marquant un but annulé et voyant une de ses tentatives heurter le poteau, tout en considérant que le manque de temps a affecté la préparation du match retour, décrivant le Raja comme l'une des équipes dont il aime observer le style de jeu.
Dans une section de questions rapides, Franco choisit Alphonso Davies comme réponse à la question concernant l'équipe ou l'entraîneur le plus difficile qu'il a affronté durant la saison, et il choisit Soufiane Benjdida comme meilleur joueur marocain qu'il a entraîné.
En parlant des meilleurs joueurs du championnat, il place les joueurs du Maghreb de Fès en tête en raison de leur évolution durant la saison, et mentionne plusieurs joueurs du FAR, du Raja, du Wydad et du Nahda de Berkane, précisant la difficulté de restreindre les noms qui l'ont impressionné.
Franco estime que le joueur marocain possède de la qualité, de l'intelligence, un esprit compétitif et une volonté de travailler, mais qu'il doit parfois améliorer sa compréhension tactique de ce qui se passe sur le terrain. Il précise que son staff a concentré ses efforts avec les joueurs du "MAS" sur la compréhension des raisons des mouvements et des décisions, tout en préservant leurs qualités individuelles.
Concernant le transfert de Soufiane Benjdida vers Al Ahly, Franco refuse de juger la décision du joueur comme étant juste ou fausse, notant qu'il a rejoint un grand club et qu'il fait face à une forte concurrence. Il appelle à lui donner le temps de s'adapter, exprimant sa confiance en sa capacité à obtenir sa chance et à marquer des buts.
À propos de la saison à venir du Maghreb de Fès, il considère que l'équipe a désormais un effectif plus profond après avoir signé des joueurs capables de rivaliser pour des places de titulaire, ce qui lui donne des options pour participer à plusieurs compétitions.
Il estime que le "MAS" possède les atouts nécessaires pour atteindre la phase de groupes de la Ligue des champions d'Afrique, considérant qu'atteindre les quarts de finale est possible, reliant les étapes suivantes à la force des concurrents et au tirage au sort, tout en évitant de prédire le parcours final de l'équipe.
La finale d'Afrique et la Coupe du Monde 2030
Franco parle de la finale de la Coupe d'Afrique entre le Maroc et le Sénégal, affirmant qu'il a suivi le match depuis les tribunes, louant l'organisation de la compétition, les stades, la présence des supporters et l'image que la compétition a donnée du football africain.
Concernant les événements qui ont entouré les dernières phases de la finale, il déclare que ce qui s'est passé "n'était pas bon pour le football", en référence à la controverse arbitrale, à la technologie vidéo et au départ de l'une des équipes du terrain, considérant que ces scènes ont affecté l'ambiance qui prévalait durant la compétition.
Il refuse de commenter la question de savoir qui il considère comme le champion d'Afrique entre le Maroc et le Sénégal, affirmant que la décision revient à d'autres instances et non à lui.
Il aborde également la controverse concernant le stade qui accueillera la finale de la Coupe du Monde 2030, organisée par le Maroc, l'Espagne et le Portugal, déclarant qu'en tant qu'un des fils de Madrid, il espère personnellement que le match se déroulera au stade Santiago Bernabéu.
En revanche, il évoque les "grandes chances" du Maroc d'accueillir la finale, louant le projet du nouveau stade, affirmant qu'il serait également heureux si le match se déroulait au Maroc et qu'il essaierait d'y assister.
Sur le plan personnel de son expérience, Franco mentionne qu'il ressent le plus le manque des habitants de Fès, choisissant la "tanjiya" parmi ses plats marocains préférés, et indiquant qu'il a appris quelques mots et expressions en darija durant son séjour.
Il adresse un message aux supporters du Maghreb de Fès, exprimant son affection et sa gratitude envers eux, les appelant à continuer de soutenir l'équipe et louant l'ambiance qu'ils créent dans les tribunes.
Quant à sa prochaine destination, Franco refuse de prédire si elle sera au Maroc ou à l'étranger, affirmant qu'il profite de cette période pour suivre le football, assister aux entraînements et développer ses compétences, en attendant un projet avec un grand club qui lui permettra de revenir à la compétition pour les titres.





