Ce n'est plus une simple histoire sportive, mais un véritable fléau national : à l'instar de nombreux autres de leurs concitoyens, de nombreux athlètes tunisiens de haut niveau sont en quête de la moindre opportunité pour quitter leur pays et trouver refuge, tant sur le plan sportif qu'économique, dans une nation d'accueil offrant de meilleures perspectives.
La télévision nationale tunisienne a rapporté, ce lundi 31 août 2026, qu’Ahmed Laabidi, membre de l'équipe nationale de gymnastique, a quitté hier le village des Jeux méditerranéens de Tarente, en Italie, sans y revenir.
Laabidi devait participer aujourd'hui aux qualifications de gymnastique artistique à partir de 13 heures ; cependant, il n'est toujours pas réapparu, laissant penser qu'il a pris la fuite vers un autre endroit ou un autre pays.
Trois autres athlètes tunisiens avaient déjà quitté le village méditerranéen et la délégation tunisienne pour diverses destinations : la lutteuse Chahd Jeljli (la première dont la disparition a été signalée durant les compétitions), le joueur de pétanque Mohamed Amine Saidi (disparu lors du retour de la délégation, à l'aéroport de Rome ou de Bari) et l'haltérophile Mohamed Amine Bouhajba (disparu à l'aéroport de Rome juste avant le départ).
Il est à noter que Chahd Jeljli, âgée de seulement 20 ans, s'est dirigée vers la France et a expliqué sa décision dans un message qui met les autorités sportives dans l'embarras et touche profondément le cœur des Tunisiens.
Laabidi devient ainsi le quatrième athlète à s'échapper des Jeux méditerranéens de Tarente, une situation qui soulève de nombreuses questions sur le sort des athlètes d'élite, notamment ceux impliqués dans des sports individuels : souvent ignorés et laissés à leur sort. Qui pourrait leur en vouloir ?
I. B.






