Hemdani a contacté Aït-Nouri, et l'entourage du joueur mentionne une décision drastique.

Silence radio à Bujumbura. Interrogé sur la situation d'Aït-Nouri, Brahim Hemdani a éludé ce lundi de se prononcer sur l'avenir du défenseur de Manchester City. Lors de la conférence de presse précédant le match Burundi-Algérie, à la veille du déplacement des Verts au Burundi pour la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027, le sélectionneur national a choisi de recentrer le débat sur le plan sportif. Une décision qui laisse entière la question principale : l'écart est-il comblé ou irrévocablement établi ?
Hemdani évite la question Aït-Nouri en conférence de presse
Lorsqu'on lui a demandé si l'exclusion du défenseur était une mesure temporaire ou une décision définitive, le coach des Verts n'a pas mordu à l'hameçon. « Comme vous le savez, nous avons effectué un long voyage, nous nous concentrons sur la récupération, et toute notre attention est tournée vers le match de demain contre le Burundi », a-t-il rétorqué, sans ajouter un mot sur la situation.
Cette réponse n'a évidemment pas levé le flou. Depuis le match contre la Zambie, les versions s'entrechoquent sans qu'aucune déclaration officielle détaillée ne vienne clarifier les choses. Ce qui a commencé comme un simple désaccord sur un choix tactique s'est transformé en crise ouverte, alimentée par les commentaires et les critiques.
Le staff, lui, avait déjà fait connaître sa position par les actes. L'annonce de son exclusion du rassemblement suite à son coup de sang face à la Zambie était tombée par communiqué fédéral, vingt-quatre heures après la victoire 3-1 à Tizi Ouzou.
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Le cercle d'Aït-Nouri parle d'une décision radicale
Selon le média El-Khabar, l'entourage du joueur raconte une toute autre version. D'après eux, le latéral a bénéficié de quelques jours de repos auprès d'Enzo Maresca, son entraîneur à Manchester City, le temps de se ressourcer à Paris avant de reprendre l'entraînement en Angleterre.
L'entourage d'Aït-Nouri affirme que celui-ci a pris une décision lourde de conséquences : ne plus répondre aux convocations tant que l'encadrement actuel reste en place, précise la même source. Ils désignent nommément l'adjoint Antar Yahia comme le principal responsable de cet épisode, malgré des liens anciens avec la famille du joueur, notamment avec son père.
Le sentiment d'humiliation proviendrait de la succession d'événements de cette soirée-là. D'abord une place sur le banc sans explication convaincante, puis une consigne de se tenir prêt à entrer, avant qu'on ne lui demande finalement de se rasseoir et de poursuivre son échauffement. Un traitement que le joueur a perçu comme un mépris, comme le rapportaient déjà les coulisses de la réunion technique de Tizi Ouzou.
Une crise extra-sportive chez les Verts
Selon son entourage, c'est Aït-Nouri lui-même qui aurait demandé à quitter le stage, devant l'ampleur prise par la polémique. Celui qui avait choisi de représenter l'Algérie à 21 ans jugerait ne pas mériter une telle tempête. Les répercussions ont même touché ses proches, y compris sa grand-mère installée à Alger, profondément affectée par les attaques.
Côté staff, la position est claire depuis la prise de fonction. En tant que successeur de Vladimir Petkovic, Hemdani avait averti qu'aucun statut ne primerait sur l'esprit d'équipe, une philosophie qui a été détaillée dans le vaste chantier disciplinaire ouvert chez les Verts. Sa gestion de ce dossier s'inscrit dans cette logique de fermeté adoptée dès ses débuts.
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Le silence intrigant de Hemdani
Une question demeure sans réponse : pourquoi le sélectionneur choisit-il le mutisme au lieu de mettre fin aux spéculations ? Une clarification publique pourrait apaiser les interprétations qui prospèrent depuis plusieurs jours sur les réseaux et dans les médias.
Éviction temporaire liée aux circonstances du stage, ou fracture profonde difficile à réparer ? Les deux hypothèses coexistent toujours. Le déroulement exact des faits, lui, reste connu des seuls protagonistes présents sur ce banc de touche, comme l'avait révélé l'altercation survenue en plein match contre la Zambie.
Une chose semble claire : le feuilleton n'a pas encore livré son dernier acte. Tant qu'un récit officiel ne viendra pas établir les faits, la sélection avancera avec ce dossier en toile de fond. Un parasite dont Hemdani se serait bien passé avant d'affronter le Burundi.





