JOJ Dakar 2026 : l'Égyptien Ali Zain procure à l'Afrique sa première médaille d'or.

Photo: RFI

À seulement 17 ans, Ali Zain a conquis, ce dimanche 1er novembre au complexe Tour de l’Œuf, la première médaille d’or africaine des Jeux olympiques de la jeunesse qui se déroulent à Dakar. L’Égyptien, dont la carrière a décollé rapidement, a brillé sur le 100 m papillon.

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De notre envoyé spécial à Dakar,

Moins de deux heures après que la Sud-Africaine Leah Markgraaff a décroché la médaille d’argent au 400 m nage libre, Ali Zain s’est paré d’or à l’issue d’une finale qu’il a parfaitement maîtrisée du début à la fin. Le jeune Pharaon a pris l’ascendant dès le départ, avant d’accentuer son avance durant les 50 derniers mètres. À l’arrivée, il a devancé le Slovène Kalan Aleksej de près de deux secondes (52’’16 contre 54’’03), une domination qui a même surpris l’Égyptien. « Sincèrement, c’était vraiment incroyable. C’était extraordinaire. Toucher le mur et être premier aux Jeux olympiques de la jeunesse, c’est quelque chose d’énorme. C’était vraiment incroyable », a déclaré le champion olympique une fois la médaille autour du cou.

Souriant en permanence, Zain possède une carrure impressionnante avec une musculature bien développée et des épaules bien dessinées. Pourtant, son parcours dans la natation a été quelque peu aléatoire. « Au début, je ne savais pas nager. Je me rendais juste à la piscine, je plongeais dans l’eau. J’ai commencé la natation simplement pour apprendre à flotter, c'était tout », admet-il.

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Aujourd’hui, à plus de 5 000 km de son pays, il réalise le chemin parcouru. « Il y a quatre ans, j'étais loin d'être ici. J'étais très en retard. J'ai simplement travaillé dur et cru en moi. C'est la clé. Du début à la fin, le parcours a été difficile. Ce n'était pas simple. Je me levais à 4 heures du matin pour m’entraîner. Tout était difficile, de l'entraînement à la compétition. J'ai dû m'investir chaque jour. C'était incroyable. Je n'étais pas préparé à vivre un tel moment. »

Son entraîneur, Amr Elsayed, accompagne ce processus depuis plusieurs années. Ensemble, ils s’inscrivent dans la lignée des performances égyptiennes aux JOJ : l’or d’Ahmed Akram sur 800 m nage libre à Nankin 2014 et le bronze d’Abdelrahman Sameh sur 50 m nage libre à Buenos Aires 2018.

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Des prédécesseurs, mais Zain affirme ne pas se définir par rapport à des modèles. « Je veux être moi-même, sincèrement. Je ne veux pas être “le prochain untel”. Je veux être le premier Zain », insiste-t-il.

Son discours reste réfléchi, mais ses aspirations sont limpides : viser désormais les Jeux de Los Angeles, avec un objectif précis. Il rêve d’y offrir à l’Égypte sa première médaille olympique en natation. Et pour couronner cette journée, Ali Zain a eu l’occasion de rencontrer l’influenceur sénégalo-italien Khaby Lame, qui l’a pris dans ses bras et lui a dit en guise d’encouragement : « C’est la première médaille d’une longue série. »

Rendez-vous à Los Angeles…