Procès de la FAF : un sixième report pour Zetchi, Charaf-Eddine et Zefizef

Ce mardi, le pôle pénal économique et financier proche du tribunal de Sidi M’hamed a reporté l'examen de l'affaire concernant la gestion de la Fédération algérienne de football au 13 octobre. Trois anciens dirigeants de l'instance, Kheireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef, sont poursuivis. Ce nouvel ajournement constitue le sixième depuis le début du procès FAF.
Le procès FAF repoussé au 13 octobre, en raison de l'absence d'un avocat
Cette fois, le motif du report n'est pas lié à des procédures. D'après le média El-Khabar, l’un des avocats de Kheireddine Zetchi n’a pas pu se présenter à la suite du décès de l’épouse d’un confrère. Ne pouvant pas bénéficier de la défense de l’ancien président de la FAF, le tribunal a décidé de fixer une nouvelle date pour l'audience.
Les cinq ajournements précédents étaient motivés par d'autres raisons. Les avocats avaient d'abord demandé un délai pour examiner un dossier volumineux, demande acceptée par le tribunal qui a maintenu les trois ex-présidents en détention. À cela se sont ajoutées l'absence de certaines parties, ainsi que le chevauchement d'une séance avec la célébration du Mawlid Ennabaoui.
À chaque comparution, le schéma s'est répété : appel des accusés, des témoins et des parties civiles, entrée des prévenus sous escorte, suivie d'une constatation d'empêchement. Le fond de l'affaire n'a jamais été abordé jusqu'à présent.
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La troisième chambre du pôle pénal économique et financier mentionne désormais la date du 13 octobre, selon la même source. L'objectif sera d'obtenir enfin l'ouverture véritable des débats, après une série de séances avortées. Une audience de juin avait été marquée par des moments très poignants entre les prévenus et leurs familles, reflet de la tension qui entoure ce procès.
Les anciens présidents de la FAF et d'anciens cadres fédéraux sous le coup de poursuites
Le banc des accusés ne se limite pas aux trois anciens présidents. Deux anciens secrétaires généraux de la fédération, Mohamed Saâd et Mounir Debbichi, ainsi que l'ancien directeur de l'administration et des finances, Abdelghani Nekkache, sont également sur le banc des accusés. D'autres responsables de l'époque sont également inclus dans le dossier.
Pour rappel, les accusations portent sur la gestion administrative et financière de l'instance. Les enquêteurs ont examiné la signature de contrats et l'attribution de marchés qui auraient pu enfreindre les règles légales et réglementaires en vigueur. L'instruction, conclue au printemps après l'audition de plus de quinze personnes impliquées, a conduit à un renvoi devant la juridiction spécialisée.
Les investigations remontent à la période débutée par l'arrivée de Kheireddine Zetchi à la tête de la fédération en 2017. Une expertise complémentaire a été ajoutée à la procédure avant la clôture de l'enquête, rendant le dossier encore plus complexe, comme le décrivent les avocats.
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