US Open : Elena Rybakina, la nouvelle souveraine de New York et du circuit

New York (AFP) – Deux finales en 2026, et deux titres: Elena Rybakina a été couronnée pour la première fois à l'US Open, samedi 12 septembre, en éliminant la double championne Aryna Sabalenka, après lui avoir également pris sa place de N.1 mondiale.
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La joueuse kazakhe de 27 ans s'est imposée 6-4, 5-7, 6-2 contre Aryna Sabalenka, qui a subi sa deuxième défaite de la saison face à son adversaire en finale d'un Grand Chelem, après l'Open d'Australie en janvier.
Elle remporte ainsi son troisième titre majeur, après Wimbledon en 2022, et enregistre un huitième triomphe en dix-huit rencontres contre la Bélarusse de 28 ans, ce qui renforce son statut de principale rivale sur le circuit.
Ce face-à-face entre les deux meilleures joueuses du monde commence à prendre des airs de classique. Rybakina a disputé trois de ses quatre finales en Grand Chelem contre la Bélarusse, avec deux victoires et une défaite à l'Open d'Australie en 2023.
« Félicitations pour ton année incroyable. J'aurais aimé jouer un peu mieux mais j'imagine que ce sera pour l'année prochaine », a déclaré Sabalenka, émue, sur le podium après sa défaite.
Ce nouvel échec met en lumière les faiblesses de la native de Minsk en finale de Grand Chelem, avec quatre titres gagnés mais cinq finales perdues.
Pas mieux qu'un huitième
Un an avant sa défaite à Melbourne contre Rybakina, elle avait également été surprise en finale de l'Open d'Australie par l'Américaine Madison Keys, avant de sombrer quatre mois plus tard face à Coco Gauff à Roland-Garros, en commettant ce jour-là pas moins de 70 fautes directes. Gauff l'avait également battue en finale à New York en 2023.
Née à Moscou mais représentant le Kazakhstan sur le circuit depuis 2018, Rybakina n'avait jamais dépassé le stade des huitièmes de finale (2025) en huit participations. Son abandon à Cincinnati juste avant l'US Open en raison de douleurs au pied gauche laissait craindre un résultat similaire.
« Je viens ici depuis dix ans et je n'avais jamais réussi. Je commence à tomber amoureuse de New York », s'est réjouie Rybakina avant de recevoir le trophée et le chèque de 5,5 millions de dollars prévu pour la gagnante, un montant record.
Sur le court Arthur-Ashe, tout semblait sourire à Rybakina dans le premier set, où il a fallu attendre sept jeux pour la voir commettre une faute directe.
Et même en manquant de premières balles (28% de services dans le court), Sabalenka n'a jamais eu la moindre occasion de breaker dans le premier set. Pire, elle a perdu son service après une double-faute sans jamais réussir à combler l'écart de Rybakina.
Raquette brisée
Le vent a légèrement tourné dans le deuxième set, où la Kazakhe a commis plus d'erreurs (13 fautes directes contre 8). Sabalenka, avec détermination, a réussi à sauver deux balles de break d'entrée avant que ses efforts ne portent leurs fruits pour égaliser à une manche partout.
Cependant, Rybakina n'a jamais perdu un match à New York après avoir remporté la première manche (13-0 avant la finale). Et cette règle s'est rapidement vérifiée pour elle, profitant des nombreuses erreurs de son adversaire (12).
Sabalenka affichait un visage sombre, celui des défaites en finale. Elle s'est cachée sous sa serviette à plusieurs reprises, a exprimé sa frustration envers son équipe et a crié après des coups ratés.
Malgré les encouragements du Central pour la double championne en titre, Rybakina a breaké deux fois et a remporté le titre sur son 12e ace du match.
Les yeux embués, la Bélarusse a félicité sa rivale avant de briser sa raquette en s'asseyant sur son banc.
Après plus de deux ans en tête du classement WTA, Sabalenka cède donc sa place à Rybakina, ainsi que sa couronne de reine de New York. Elle devient également la troisième joueuse du 21e siècle à remporter l'Open d’Australie et l'US Open la même année, après Angelique Kerber (2016) et Aryna Sabalenka (2024).





