Football : Zidane fait son retour au Stade de France, scène de ses succès en équipe nationale.

Après deux succès en autant de matches, Zinédine Zidane espère prolonger l'euphorie face à l'Italie, vendredi en Ligue des nations, pour célébrer comme il se doit ses retrouvailles en tant que sélectionneur des Bleus avec le Stade de France, où il a connu la gloire en 1998.
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L'ancien numéro 10, qui a forgé une partie de sa légende en équipe de France sur la pelouse de St-Denis, fera son retour dans son jardin, mais cette fois en tant que technicien. Dans un stade qui affichera complet, l'accueil devrait être à la hauteur du mythe, puisque ses débuts à la tête des Tricolores sont pour l'instant idylliques.
À l'heure de faire ses premiers pas devant le public français depuis sa nomination le 28 juillet, des souvenirs indéniables vont resurgir pour le double buteur de la finale du Mondial-98 contre le Brésil (3-0), qui a vécu tant de moments au SDF, de son tir décisif face à l'Espagne lors du match d'ouverture (1-0) le 28 janvier 1998, jusqu'à sa dernière apparition contre le Mexique (1-0) le 27 mai 2006, juste avant la fin de sa carrière de joueur à la Coupe du monde en Allemagne.
« C'est une grande émotion. On a envie de continuer à écrire une autre page, une autre histoire », a déclaré jeudi le sélectionneur.
Le contexte ne pourrait pas être plus favorable pour Zidane, qui fait jusqu'à présent un sans-faute sur le banc des Bleus. Après une victoire en Turquie (1-0) avec ses joueurs clés, le 25 septembre, le successeur de Didier Deschamps a marqué les esprits en rapportant, trois jours plus tard, trois points de Belgique après avoir significativement remanié et rajeuni son équipe (1-0).
L'effet Zidane se fait donc pleinement sentir et même l'absence du capitaine Kylian Mbappé, qui a marqué en Turquie mais a dû quitter le rassemblement à cause d'une blessure au genou gauche, n'a pas freiné la belle dynamique française.
Retour des cadres
Une nouvelle philosophie de jeu axée sur la possession du ballon, des nouveaux qui s'intègrent parfaitement et une base solide reposant sur l'ossature d'un groupe tout frais demi-finaliste du Mondial : le sélectionneur, qui s'est dit « bluffé par tout le monde », ne pouvait espérer mieux pour son premier rassemblement.
Il s'agira au Stade de France de ne pas gâcher le capital sympathie auprès des supporters, symbolisé par d'excellents chiffres d'audience à la télévision (6,8 millions de téléspectateurs pour Turquie-France, 6,3 millions pour Belgique-France, selon Médiamétrie).
« Je ne pense pas du tout aux choses négatives, bien au contraire. J'ai une équipe incroyable donc je vais tout donner », a expliqué Zidane.
Quant à l'Italie, qui tente de se reconstruire sous la houlette de Roberto Mancini après avoir raté sa troisième Coupe du monde consécutive, elle semble à la portée des Français, même si la Nazionale vient de s'imposer aisément en Turquie (4-1).
Les Transalpins, contre qui "ZZ" a terminé sa carrière de joueur par un coup de tête à Marco Materazzi en finale du Mondial 2006 après avoir ouvert le score d'une "panenka" sur penalty, ne sont pas des adversaires comme les autres pour l'ancien meneur de jeu, qui a passé cinq ans à la Juventus Turin (1996-2001). Pour les défier, Zidane pourra compter sur ses cadres, mis au repos à Bruxelles lundi, avec en tête d'affiche Ousmane Dembélé et Michael Olise, qui a marqué un superbe but sur une action personnelle juste après son entrée en jeu tardive en Belgique.
Le Ballon d'Or 2025 devrait ainsi hériter du brassard en l'absence de Mbappé et tenter de s'imposer alors qu'il est jusqu'à présent la star bleue la moins en vue sous Zidane. Après une première phase finale réussie avec l'équipe de France (6 buts à la Coupe du monde 2026), le Parisien, positionné en N.9 ou en faux N.9 comme en club, sera sous les projecteurs. Mais tous les regards se tourneront encore une fois vers Zidane, plus que jamais la figure emblématique de cette équipe de France.





