Les législateurs sénégalais s'opposent au Premier ministre Lo concernant l'accord avec le FMI.

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Ousmane Sonko s'adresse à l'assemblée après avoir été élu président de l'Assemblée nationale à Dakar, Sénégal, le mardi 26 mai 2026.   -  

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Bassirou Diomaye Faye

Le Fonds monétaire international était au centre des discussions mardi à l'Assemblée nationale sénégalaise.

En présentant la déclaration de politique générale du gouvernement, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo a défendu l'accord récent avec le FMI, qui prévoit un programme de soutien de trois ans d'un montant total de 2,2 milliards de dollars.

« Si vous ne pouvez pas fonctionner sans le FMI, établissez un programme avec eux, car c'est la seule institution autorisée à évaluer l'orientation macroéconomique d'un pays et la durabilité de sa dette. »

Les députés s'opposant au parti Kiiray du président Bassirou Diomaye Faye et à son nouvel accord avec le FMI ont exprimé leurs préoccupations concernant les remarques de Lo.

« Diomaye et Kiiraay n'incarnent pas un Sénégal souverain, mais plutôt un Sénégal asservi », a déclaré le député Guy Marius Sagna, du parti PASTEF, dans l'Assemblée.

« Un Sénégal sous l'influence du FMI. Monsieur le Premier ministre, il y a eu des moments où j'ai eu l'impression de ne pas m'adresser au Premier ministre du Sénégal mais plutôt au président d'un conseil agissant en faveur du FMI, étant donné la fréquence à laquelle je vous ai entendu vanter le FMI, tentant de persuader l'Assemblée nationale que nous ne devrions pas craindre le FMI, qui n'a jamais réussi à développer un pays. »

Le Sénégal fait face à environ 3,5 milliards de dollars de paiements en souffrance. Lo a mentionné que l'accord avec le FMI permettra de restructurer sa dette en prolongeant les délais de paiement et en renégociant les taux d'intérêt. Dakar est également en train de renégocier environ 30 contrats miniers.

Le président Bassirou Diomaye Faye est en désaccord avec son ancien Premier ministre et leader du parti PASTEF, Ousmane Sonko - désormais président de l'Assemblée - sur plusieurs questions, y compris le programme du FMI.

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